Français en Israël : démarches, droits et contacts officiels
71 175 Français étaient inscrits au registre consulaire dans ce pays (MEAE, 2018 — périmètre « Israël/Territoires palestiniens » du fichier open data). Voici l'essentiel pour s'y installer, y vivre et garder le lien avec la France.
Photo : Drork (Public domain) — crédits
Le réseau consulaire français
Ambassade de France en Israël ; consulats généraux à Tel-Aviv et à Haïfa ; consuls honoraires et agences consulaires sur le territoire. Toutes les démarches (inscription au registre, passeports, état civil, bourses) passent par le portail officiel : il.diplomatie.gouv.fr/fr.
Santé et protection sociale
Assurance nationale israélienne et affiliation à une caisse de santé pour les résidents ; une convention de sécurité sociale France-Israël coordonne notamment les droits à retraite. La CFE est fréquemment conservée en complément. Références officielles : CLEISS (coordination internationale) et CFE. Notre guide : santé de l'expatrié.
Impôts
Convention fiscale France-Israël : imposition locale des résidents, revenus de source française (dont pensions et revenus locatifs) à examiner au regard de la convention — déclaration 2042-NR le cas échéant. Texte de la convention et démarches : impots.gouv.fr. Notre guide : fiscalité du non-résident.
Scolarité et éducation
Établissements homologués AEFE et réseau scolaire francophone actif ; nombreuses passerelles avec l'enseignement supérieur français à distance. Annuaire officiel des établissements : aefe.fr. Notre guide : scolariser ses enfants à l'étranger.
Voter et être représenté
Le pays relève de la 8e circonscription des Français établis hors de France (un député dédié) ; les conseillers des Français de l'étranger élus en mai 2026 siègent au conseil consulaire local. Notre guide : voter depuis l'étranger.
À savoir
Très forte binationalité et liens familiaux étroits avec la France : les démarches françaises (retraite, état civil, fiscalité) restent très présentes dans la vie quotidienne.
Avant le départ ou à l'arrivée, préparez la langue locale : kits express et prépas 3 jours d'Edulingo (site du Groupe, gratuit, audio inclus).
Voyager, entrer et suivre l'actualité consulaire en Israël
Avant tout projet de séjour, consultez la fiche « Israël / Palestine » de France Diplomatie : à la date de consultation, la page « Situation sécuritaire » de l'ambassade rappelait qu'il est déconseillé aux ressortissants français de se rendre en Israël, et invitait les Français de passage à s'inscrire sur le fil d'Ariane. Cette situation évolue : reportez-vous toujours à la version en ligne.
- L'autorisation électronique de voyage (ETA-IL). Depuis le 1er janvier 2025, les ressortissants français non résidents qui se rendent en Israël doivent solliciter cette autorisation par internet avant le départ, sur le site de l'autorité de la population et de l'immigration, seul site habilité. Le passeport doit avoir une validité minimale de six mois à la date de la demande ; l'autorisation est valable deux ans et doit être renouvelée en cas de changement de situation. Elle ne constitue pas un droit d'entrée : celui-ci est accordé ou refusé à l'arrivée par l'officier d'immigration.
- Qui n'est pas concerné. Les citoyens israéliens, y compris les binationaux, et les étrangers titulaires d'un numéro d'identification israélien ne sont pas soumis à l'ETA-IL.
- À l'entrée. Les tampons d'entrée et de sortie ne sont pas apposés sur les passeports français ; la police des frontières remet une vignette papier bleue, à conserver pendant le séjour. Les franco-israéliens sont normalement tenus de présenter leur passeport israélien à la sortie, mesure suspendue à la date de la source par l'autorité israélienne.
- Réseau et relais consulaires. Les consulats généraux de Tel-Aviv et Haïfa sont les interlocuteurs des Français établis ; l'ambassade décrit le rôle du « chef d'îlot », relais des consulats auprès de la communauté pour l'aider à se préparer ou à réagir en situation de crise.
En cas d'urgence médicale, l'ambassade indique deux numéros de secours joignables en permanence : Magen David Adom (101) et United Hatzalah (1221). Rappel important de l'ambassade : l'État français ne prend pas en charge les frais de santé à l'étranger ni les rapatriements sanitaires.
Sources : Israël / Palestine - Entrée / séjour | France Diplomatie ; Autorisation électronique de voyage : ETA-IL | La France en Israël ; Situation sécuritaire et conseils aux voyageurs | La France en Israël ; Vivre ou venir en Israël | La France en Israël ; Social – Santé | La France en Israël (consulté le 25/09/2026).Santé et protection sociale : caisses de santé et Assurance nationale
Le CLEISS décrit un système à deux étages. D'une part, l'assurance maladie obligatoire : chaque résident doit adhérer à l'une des quatre caisses d'assurance maladie (Koupot Holim : Clalit, Leumit, Maccabi, Meuhedet), organismes à but non lucratif qui fournissent le panier de soins de base, identique d'une caisse à l'autre, et proposent une couverture complémentaire facultative. D'autre part, l'assurance nationale obligatoire gérée par le National Insurance Institute (vieillesse, invalidité, survivants, maternité, accidents, chômage, allocations familiales).
- Cotiser. Chaque résident de plus de 18 ans verse des cotisations quel que soit son statut (salarié, non-salarié, inactif, pensionné), ce qui donne accès à la couverture à lui-même et à ses ayants droit.
- Choisir sa caisse. Le choix se fait selon la répartition géographique des centres de santé affiliés ; l'assuré présente sa carte et ne fait pas d'avance de frais pour les soins du panier de base.
- Enfants. Les enfants nés en Israël sont inscrits d'office par l'assurance nationale auprès de la caisse du parent qui perçoit les allocations familiales.
- Convention France-Israël. Point d'attention majeur : selon le CLEISS, la convention de sécurité sociale du 17 décembre 1965 ne prévoit pas de coordination en matière d'assurance maladie ni d'assurance invalidité, et l'assurance chômage n'entre pas dans son champ. Pour la maternité, le décès et les prestations familiales, seule la totalisation des périodes d'assurance est prévue.
Pour la vieillesse et les survivants, chaque État rémunère les périodes accomplies sous sa législation, avec, selon le choix de l'intéressé, deux pensions proratisées ou deux pensions nationales. Pour garder une protection française complémentaire, voir notre guide santé de l'expatrié.
Sources : La sécurité sociale en Israël ; Accords de sécurité sociale entre la France et Israël ; HomePage, National Insurance Institute (consulté le 25/09/2026).Fiscalité, retraite française et scolarité
Fiscalité. La DGFiP rappelle qu'en tant que non-résident vous déclarez en France les revenus de source française imposables selon la convention, et que vous devez vous rapprocher de l'administration fiscale israélienne pour connaître vos obligations locales. La fiche « Vous résidez en Israël » cite, parmi les revenus à déclarer en France : les salaires d'un emploi privé exercé en France (sauf missions n'excédant pas 183 jours au total dans les conditions fixées) ; les rémunérations et pensions payées par l'État français ou ses collectivités (sauf exception liée à la nationalité israélienne sans nationalité française) ; les revenus tirés d'immeubles situés en France ; les dividendes et redevances de sociétés françaises. Pour les professions libérales, la fiche vise aussi l'activité exercée au moins 183 jours en France. La liste n'est pas exhaustive. Voir notre guide de l'impôt du non-résident.
Retraite française. Israël ne figure pas parmi les neuf pays européens dispensés de certificat de vie. Un retraité du régime français y résidant doit justifier de son existence chaque année, soit par l'application « Mon certificat de vie » si les conditions sont remplies, soit par un certificat validé par une autorité locale compétente, et le paiement de la pension peut être suspendu à défaut de réponse. Un seul certificat suffit pour toutes les caisses.
Scolarité. Selon l'ambassade, quatre écoles françaises homologuées par le ministère français de l'Éducation et l'AEFE sont présentes en Israël : le collège Marc Chagall, le collège-lycée Marcel et Lucette Drahi Mikve Israël, le collège des Frères de Jaffa et le lycée français Maïmonide. Voir notre guide scolarité pour les bourses et les alternatives à distance.
Sources : Je suis non-résident. Quels sont les principaux revenus à déclarer ? |impots.gouv.fr ; Fiche « Vous résidez en Israël » (impots.gouv.fr, PDF) ; Certificats de vie ; Coopération éducative et linguistique | La France en Israël (consulté le 25/09/2026).Cas concrets : un salarié, une famille, un retraité
Situations types, à titre d'illustration et sans conseil individualisé.
- Un salarié installé en Israël. Il s'inscrit à une caisse de santé dès son installation, cotise à l'assurance nationale, et garde à l'esprit que la convention ne coordonne pas l'assurance maladie : sa couverture repose donc sur le système local. Il déclare ses revenus selon les règles israéliennes et ne déclare en France que ses revenus de source française.
- Une famille binationale. Les binationaux ne sont pas soumis à l'ETA-IL, mais doivent tenir compte des règles de passeport à la sortie évoquées par France Diplomatie. La famille s'inscrit au registre consulaire, ce qui facilite les démarches (identité, vote, bourses), et s'informe auprès de l'ambassade des relais de sécurité comme le chef d'îlot.
- Un retraité du régime français. Il vérifie comment sont assurés ses soins en Israël (système local ou complément volontaire), sachant que la convention n'organise pas de coordination maladie. Il répond chaque année à la demande de certificat de vie, par l'application si elle lui est proposée, ou par une autorité locale. Il informe sa caisse de retraite de son adresse.
Étudier ou faire étudier ses enfants… sans lycée français à proximité ?
Tous les Français du pays n'ont pas un établissement AEFE ou une Alliance Française à côté de chez eux. Les formations 100 % à distance de l'ESEAD (Groupe École de Commerce de Lyon) maintiennent le lien avec les diplômes français, où que vous viviez.
Découvrir les formations à distanceQuestions fréquentes
Faut-il une autorisation électronique pour se rendre en Israël avec un passeport français ?
Oui pour les Français non résidents : depuis le 1er janvier 2025, l'ETA-IL est obligatoire, à demander en ligne avant le départ. Elle est valable deux ans, ne garantit pas l'entrée, et les citoyens israéliens (binationaux compris) n'y sont pas soumis, selon France Diplomatie.
Puis-je choisir ma caisse d'assurance maladie en Israël ?
Selon le CLEISS, chaque résident doit adhérer à l'une des quatre caisses d'assurance maladie, choisie selon la répartition géographique des centres de santé affiliés ; le panier de soins de base est identique d'une caisse à l'autre.
La convention de sécurité sociale France-Israël couvre-t-elle l'assurance maladie ?
Non. Le CLEISS indique que la convention du 17 décembre 1965 ne prévoit pas de coordination en matière d'assurance maladie ni d'assurance invalidité ; elle prévoit en revanche des règles pour la vieillesse et les survivants.
SOURCES OFFICIELLES (consultées le 17/08/2026)
- Israël / Palestine - Entrée / séjour | France Diplomatie
- Autorisation électronique de voyage : ETA-IL | La France en Israël
- La sécurité sociale en Israël
- Accords de sécurité sociale entre la France et Israël
- Coopération éducative et linguistique | La France en Israël
- Portail officiel France — Israël (réseau consulaire)
- MEAE, « La communauté française à l'étranger en chiffres » (inscrits au 31/12/2025) ; data.gouv.fr (série 2018)
- CLEISS · DGFiP international · AEFE
Page d'information générale — les situations individuelles (visa, fiscalité, sécurité sociale) doivent être vérifiées auprès des administrations compétentes des deux pays.
