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Français au Royaume-Uni : démarches, droits et contacts officiels
141 065 Français étaient inscrits au registre consulaire dans ce pays (MEAE, 31/12/2025 ; -3,5 % depuis 2018). Voici l'essentiel pour s'y installer, y vivre et garder le lien avec la France.
Photo : Christian David (CC BY-SA 4.0) — crédits
Le réseau consulaire français
Consulats généraux de France à Londres et à Édimbourg-Glasgow ; consuls honoraires sur le territoire ; ambassade à Londres. Toutes les démarches (inscription au registre, passeports, état civil, bourses) passent par le portail officiel : uk.diplomatie.gouv.fr/fr.
Santé et protection sociale
Le NHS couvre les résidents ; les titulaires de visa acquittent l'Immigration Health Surcharge (IHS). Depuis le Brexit, la coordination sécurité sociale (retraites, soins) est régie par l'accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni. Références officielles : CLEISS (coordination internationale) et CFE. Notre guide : santé de l'expatrié.
Impôts
Convention fiscale France-Royaume-Uni : imposition locale des salaires (HMRC), revenus de source française déclarés en France (2042-NR). Statut de résident fiscal britannique à examiner (règles de résidence spécifiques). Texte de la convention et démarches : impots.gouv.fr. Notre guide : fiscalité du non-résident.
Scolarité et éducation
Lycée français Charles-de-Gaulle à Londres et réseau d'établissements homologués ; alternatives : écoles locales + dispositifs FLAM très actifs au Royaume-Uni. Annuaire officiel des établissements : aefe.fr. Notre guide : scolariser ses enfants à l'étranger.
Voter et être représenté
Le pays relève de la 3e circonscription des Français établis hors de France (un député dédié) ; les conseillers des Français de l'étranger élus en mai 2026 siègent au conseil consulaire local. Notre guide : voter depuis l'étranger.
À savoir
Troisième communauté mondiale. Post-Brexit, l'installation requiert un visa (points-based system) — vérifier sa situation migratoire avant tout projet.
Avant le départ ou à l'arrivée, préparez la langue locale : kits express et prépas 3 jours d'Edulingo (site du Groupe, gratuit, audio inclus).
Réseau consulaire et démarches à distance
L'ambassade de France au Royaume-Uni s'appuie sur des consulats généraux à Londres et à Édimbourg. Le site « La France au Royaume-Uni » regroupe les services principaux : inscription, mise à jour ou radiation du registre des Français établis hors de France, documents d'identité et nationalité, état civil, ainsi qu'un formulaire de contact. Commencez par le registre : voir notre guide sur l'inscription consulaire.
Source : « Accueil | La France au Royaume-Uni » — consulté le 25/09/2026.Séjour et visa depuis le Brexit
Le Royaume-Uni ne fait plus partie de l'Union européenne : les règles d'entrée et de séjour dépendent désormais de votre date d'arrivée et de votre projet.
- Installés avant la fin 2020 : le gouvernement britannique indique que le dispositif d'établissement (EU Settlement Scheme, statut « settled » ou « pre-settled ») permettait de continuer à vivre au Royaume-Uni ; la date limite pour la plupart des personnes était le 30 juin 2021, avec des exceptions (par exemple pour passer d'un statut pre-settled à settled ou pour rejoindre un membre de famille arrivé après le 31 décembre 2020). Vérifiez votre statut numérique sur le site officiel.
- Nouveaux arrivants : il faut vérifier, avant de partir, si votre projet nécessite un visa ou une autorisation. Le site officiel propose un outil pour « vérifier si vous avez besoin d'un visa ».
- Visites de courte durée : l'autorisation électronique de voyage (ETA) permet de se rendre au Royaume-Uni jusqu'à 6 mois, par exemple pour du tourisme ou pour rendre visite à sa famille. Elle ne garantit pas l'entrée et ne permet pas de s'installer.
- Travail : le visa « Skilled Worker » permet d'occuper un emploi éligible auprès d'un employeur agréé par le ministère de l'Intérieur ; il exige notamment une offre d'emploi confirmée et un certificat de parrainage de l'employeur.
Méfiez-vous des sites qui imitent les services officiels et facturent des frais supplémentaires : le gouvernement britannique met lui-même en garde contre ce point.
Sources : GOV.UK, « Apply to the EU Settlement Scheme » ; « Check if you need a UK visa » ; « Get an electronic travel authorisation (ETA) » ; « Skilled Worker visa » — consulté le 25/09/2026.Santé : le NHS
Selon le CLEISS, tout résident britannique peut bénéficier des soins de santé dans le cadre du service national de santé (NHS). L'Angleterre, l'Écosse, le pays de Galles et l'Irlande du Nord ont chacun leur propre service, avec des compétences propres. Les consultations chez le médecin traitant sont gratuites, sans avance de frais, et le patient choisit son médecin parmi ceux agréés par le NHS. Sauf exception, les spécialistes sont consultés sur prescription du généraliste. Une participation financière peut être demandée pour certains soins, notamment les médicaments, certains soins dentaires ou les examens de la vue ; des aides existent pour les faibles revenus.
Le gouvernement britannique précise que la plupart des personnes doivent payer une « surcharge de santé » (Immigration Health Surcharge) dans leur demande d'immigration, selon le statut demandé, et que l'usage du NHS est ensuite gratuit à partir de la date de début du visa, hors services comme les ordonnances, les soins dentaires ou les examens de la vue. Les soins du secteur privé restent à votre charge : vérifiez toujours le caractère payant d'une intervention avant de l'accepter.
Sources : CLEISS, « La sécurité sociale des salariés au Royaume-Uni » ; GOV.UK, « Pay for UK healthcare as part of your immigration application » — consulté le 25/09/2026.Fiscalité : résidence fiscale et convention avec la France
Une convention fiscale entre la France et le Royaume-Uni a été signée à Londres le 19 juin 2008. Elle remplace celle de 1968 et est entrée en vigueur le 18 décembre 2009, selon le Bulletin officiel des finances publiques.
Côté britannique, GOV.UK explique que votre statut de résident dépend en général du nombre de jours passés au Royaume-Uni durant l'année fiscale, qui court du 6 avril au 5 avril suivant, et de tests automatiques ou de liens (« sufficient ties »). Les non-résidents ne paient l'impôt britannique que sur leurs revenus d'origine britannique ; les résidents paient normalement l'impôt sur l'ensemble de leurs revenus. Le site indique aussi que l'on doit souvent payer l'impôt sur ses revenus britanniques même si l'on vit à l'étranger, et que l'existence d'une convention permet de demander un allègement pour éviter la double imposition.
Concrètement, tenez un calendrier de vos jours de présence et conservez vos justificatifs. Côté français, voyez notre guide sur l'impôt du non-résident.
Sources : BOFIP, convention fiscale France - Royaume-Uni ; GOV.UK, « Tax on foreign income: UK residence and tax » et « Tax on your UK income if you live abroad » — consulté le 25/09/2026.Retraite et protection sociale
Le CLEISS décrit un système où prestations contributives et non contributives coexistent. Le régime a connu une réforme structurelle en 2013 avec la création d'une allocation unique, le crédit universel (Universal Credit), versé sous condition de résidence et de ressources. Les prestations contributives sont le plus souvent forfaitaires, et non proportionnelles au salaire.
Pour la retraite, le gouvernement britannique explique que la « new State Pension » dépend de vos années de qualification d'assurance nationale (National Insurance) et que l'on peut la percevoir à l'étranger si l'on a cotisé suffisamment. Vérifiez votre relevé et faites une estimation officielle avant toute décision. Pour combiner ces droits avec ceux acquis en France, voyez notre guide retraite à l'étranger.
Sources : CLEISS ; GOV.UK, « The new State Pension: Eligibility » — consulté le 25/09/2026.Cas concrets
Un salarié qui obtient un poste à Londres. Il vérifie avec son futur employeur que le poste ouvre droit à un visa de travail, prépare ses documents, s'informe sur la surcharge de santé et s'inscrit auprès du consulat. Il suit ses jours de présence pour connaître sa résidence fiscale.
Une famille installée avant 2021. Chaque membre conserve la preuve de son statut numérique. Les situations familiales particulières (enfants nés ou adoptés plus tard, par exemple) obéissent à des règles précises, à vérifier sur GOV.UK. La famille s'informe sur l'accès au NHS de son territoire (Angleterre, Écosse, pays de Galles ou Irlande du Nord) et sur les aides éventuelles.
Un retraité qui rentre en France après avoir travaillé au Royaume-Uni. Il demande une estimation de sa pension britannique, vérifie s'il peut la percevoir depuis la France et informe les caisses concernées de son adresse : guide sur le retour en France.
Situations types à titre d'illustration ; sources : GOV.UK, CLEISS — consulté le 25/09/2026.Erreurs fréquentes
- Confondre l'ETA, réservée aux visites, avec une autorisation de séjour ou de travail.
- Passer par un site non officiel qui facture des frais supplémentaires.
- Oublier que la santé relève du service de chaque nation du Royaume-Uni.
- Ne pas compter ses jours de présence pour déterminer sa résidence fiscale.
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Découvrir les formations à distanceQuestions fréquentes
Que signifie l'ETA pour un Français se rendant au Royaume-Uni ?
Selon GOV.UK, l'ETA permet de se rendre au Royaume-Uni jusqu'à 6 mois pour du tourisme, une visite familiale ou certains autres motifs. Elle ne garantit pas l'entrée et ne permet pas de s'y installer ; consultez l'outil officiel pour vérifier votre cas.
Le NHS est-il gratuit pour un résident ?
Le CLEISS indique que tout résident peut bénéficier du NHS, avec des consultations gratuites chez le médecin traitant ; certains soins (médicaments, dentaire, examens de la vue) donnent lieu à une participation, avec des aides possibles pour les faibles revenus.
Comment le Royaume-Uni détermine-t-il ma résidence fiscale ?
GOV.UK explique que cela dépend en général du nombre de jours passés dans le pays au cours de l'année fiscale (6 avril - 5 avril), par des tests automatiques ou de liens. Les non-résidents ne paient l'impôt britannique que sur leurs revenus britanniques.
SOURCES OFFICIELLES (consultées le 17/08/2026)
- La sécurité sociale des salariés au Royaume-Uni (CLEISS)
- Accueil | La France au Royaume-Uni
- Check if you need a UK visa - GOV.UK
- Get an electronic travel authorisation (ETA) to visit the UK: Overview - GOV.UK
- Apply to the EU Settlement Scheme (settled and pre-settled status): Overview - GOV.UK
- Skilled Worker visa: Overview - GOV.UK
- Pay for UK healthcare as part of your immigration application: Overview - GOV.UK
- Tax on foreign income: UK residence and tax - GOV.UK
- Tax on your UK income if you live abroad: Overview - GOV.UK
- The new State Pension: Eligibility - GOV.UK
- INT - Convention fiscale entre la France et le Royaume-Uni en matière d'impôts sur le revenu et sur les gains en capital | bofip.impots.gouv.fr
- Portail officiel France — Royaume-Uni (réseau consulaire)
- MEAE, « La communauté française à l'étranger en chiffres » (inscrits au 31/12/2025) ; data.gouv.fr (série 2018)
- CLEISS · DGFiP international · AEFE
Page d'information générale — les situations individuelles (visa, fiscalité, sécurité sociale) doivent être vérifiées auprès des administrations compétentes des deux pays.
