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Français aux États-Unis : démarches, droits et contacts officiels
159 357 Français étaient inscrits au registre consulaire dans ce pays (MEAE, 31/12/2025 ; -3,2 % depuis 2018). Voici l'essentiel pour s'y installer, y vivre et garder le lien avec la France.
Photo : Christian David (CC BY-SA 4.0) — crédits
Le réseau consulaire français
10 consulats généraux : Atlanta, Boston, Chicago, Houston, La Nouvelle-Orléans, Los Angeles, Miami, New York, San Francisco et Washington ; ambassade à Washington. Toutes les démarches (inscription au registre, passeports, état civil, bourses) passent par le portail officiel : us.diplomatie.gouv.fr/fr.
Santé et protection sociale
Pas de couverture publique générale : l'assurance santé privée est indispensable et les frais médicaux sont parmi les plus élevés du monde. L'accord de sécurité sociale France-États-Unis permet la totalisation des périodes pour la retraite. La CFE est fréquemment combinée à une assurance au premier dollar. Références officielles : CLEISS (coordination internationale) et CFE. Notre guide : santé de l'expatrié.
Impôts
Convention fiscale France-États-Unis : résidents fiscaux américains imposés aux États-Unis (déclaration IRS), obligations françaises maintenues sur les revenus de source française. Attention aux obligations déclaratives américaines (comptes étrangers). Texte de la convention et démarches : impots.gouv.fr. Notre guide : fiscalité du non-résident.
Scolarité et éducation
Réseau AEFE dense (lycées français dans les grandes métropoles) ; frais de scolarité élevés — les bourses AEFE se demandent au consulat de rattachement. Annuaire officiel des établissements : aefe.fr. Notre guide : scolariser ses enfants à l'étranger.
Voter et être représenté
Le pays relève de la 1re circonscription des Français établis hors de France (un député dédié) ; les conseillers des Français de l'étranger élus en mai 2026 siègent au conseil consulaire local. Notre guide : voter depuis l'étranger.
À savoir
Deuxième communauté mondiale, en forte progression sur la 1re circonscription (+18 662 inscrits USA-Canada entre 2024 et 2025 selon les données électorales).
Avant le départ ou à l'arrivée, préparez la langue locale : kits express et prépas 3 jours d'Edulingo (site du Groupe, gratuit, audio inclus).
Réseau consulaire et première prise de contact
Le site de l'ambassade de France aux États-Unis présente l'ambassade à Washington et un réseau de consulats généraux, notamment à Atlanta, Boston, Chicago, Houston, Los Angeles, Miami, La Nouvelle-Orléans, New York et San Francisco. Le pays étant très vaste, la première question pratique est celle de votre circonscription consulaire : c'est elle qui détermine où vous inscrire au registre, où déposer une demande de passeport ou de bourse scolaire et quel consulat contacter en cas d'urgence.
Consultez également la fiche « Conseils aux voyageurs » de France Diplomatie, qui est mise à jour régulièrement et signale les alertes en cours. Pour les démarches, reportez-vous à notre guide sur l'inscription au registre et à notre guide sur les urgences.
Sources : « Home | France in the U.S. » ; France Diplomatie, « États-Unis - Conseils aux voyageurs » — consulté le 25/09/2026.Séjour, visa et statut : ce que disent les sources officielles
Aux États-Unis, la nature de votre séjour détermine votre statut. Trois grandes situations sont à distinguer :
- Séjour touristique ou d'affaires de courte durée : le programme d'exemption de visa (Visa Waiver Program) permet aux ressortissants de pays participants de voyager pour du tourisme ou des affaires pour un séjour d'au plus 90 jours sans visa. Il faut obtenir au préalable une autorisation électronique de voyage (ESTA). Le CBP précise que cette autorisation ne garantit pas l'admission : ce sont les agents de la police des frontières qui décident de l'admissibilité à l'arrivée.
- Installation durable : vivre et travailler de façon permanente suppose de passer par la procédure de résidence permanente (« Green Card ») ou d'obtenir un visa correspondant à votre projet. L'agence fédérale chargée de l'immigration (USCIS) indique que les démarches varient selon la situation individuelle.
- Autres visas : études, travail temporaire, investissement ou regroupement familial relèvent de catégories distinctes ; seules les autorités américaines peuvent confirmer votre éligibilité.
Attention : le programme sans visa ne vous autorise ni à travailler ni à vous installer. Ne modifiez pas votre projet sur la foi de conseils non officiels et vérifiez toujours sur les sites gouvernementaux américains.
Sources : CBP, « Visa Waiver Program » ; USAGov, « Visa Waiver Program and ESTA application » ; USCIS, « Green Card » — consulté le 25/09/2026.Santé : un système sans assurance universelle
Le CLEISS décrit un système très différent du système français. Les États-Unis ne disposent pas d'une assurance maladie universelle pour la population active : la couverture passe le plus souvent par l'employeur ou par une assurance individuelle privée. Points à connaître :
- l'obligation fédérale de souscrire une assurance individuelle a été supprimée depuis le 1er janvier 2019, mais certains États (dont la Californie, le District de Columbia, le Massachusetts, le New Jersey et Rhode Island) ont mis en place leur propre obligation ;
- la réforme dite ACA propose des plans de couverture répartis en quatre niveaux (Bronze, Silver, Gold, Platinum), avec une période d'inscription qui va, dans la plupart des États, du 1er novembre au 15 janvier ;
- le programme Medicare, assurance fédérale, est réservé aux personnes âgées de 65 ans et plus ou invalides sous conditions ; Medicaid est un programme d'assistance géré par chaque État.
Souscrivez une couverture avant votre arrivée ou dès votre installation : comparez les garanties, le reste à charge et les exclusions. Sur la couverture française à l'étranger, voir notre guide santé et CFE. Le portail officiel HealthCare.gov permet de consulter les offres de la place de marché fédérale.
Sources : CLEISS, « La sécurité sociale aux Etats-Unis » ; HealthCare.gov ; Medicare.gov — consulté le 25/09/2026.Fiscalité : résident fiscal américain et convention avec la France
Une convention destinée à éviter les doubles impositions a été signée à Paris le 31 août 1994 entre la France et les États-Unis ; elle a remplacé celle de 1967. Le Bulletin officiel des finances publiques la présente et rappelle qu'en 2020 les États-Unis ont reconnu que la CSG et la CRDS entrent dans son champ.
Côté américain, l'IRS précise qu'une personne qui n'est pas citoyenne américaine est considérée comme non-résidente, sauf si elle remplit l'un des deux critères : le test de la carte verte (« green card test ») ou celui de la présence substantielle (« substantial presence test »). Une même personne peut être non-résidente et résidente au cours de la même année, généralement l'année d'arrivée ou de départ ; elle dépose alors une déclaration à double statut.
Chaque année, vérifiez donc votre résidence fiscale en France et aux États-Unis, puis les obligations déclaratives qui en découlent. Notre guide sur l'impôt du non-résident détaille les principes côté français.
Sources : BOFIP, convention fiscale France - États-Unis ; IRS, « Determining an individual's tax residency status » — consulté le 25/09/2026.Retraite et protection sociale locale
Selon le CLEISS, les risques vieillesse, survivants et invalidité, ainsi que Medicare, relèvent d'un programme fédéral. Le régime de retraite américain (Social Security) exige, pour une demande de pension de vieillesse, la validation de 40 trimestres d'assurance, soit dix années de travail. L'âge de la retraite à taux plein dépend de l'année de naissance et atteint 67 ans pour les personnes nées à partir de 1960 ; une retraite anticipée est possible dès 62 ans avec une réduction. Les États-Unis ne servent pas d'allocations familiales, et l'assurance chômage comme les accidents du travail sont gérés par chaque État, avec des taux et des montants qui varient.
Si vous avez travaillé dans les deux pays, faites établir vos droits auprès des organismes de chaque pays : voir notre guide retraite à l'étranger.
Source : CLEISS, « La sécurité sociale aux Etats-Unis » — consulté le 25/09/2026.Cas concrets
Un salarié détaché par son employeur français. Il vérifie avec l'employeur le visa adapté à sa mission, sa couverture santé pendant le séjour et sa situation vis-à-vis de la Sécurité sociale française et américaine. Il s'inscrit au registre du consulat dont il dépend et conserve ses justificatifs de présence pour établir son statut fiscal (présence substantielle).
Une famille avec deux enfants scolarisés. Elle interroge le consulat sur l'offre d'établissements homologués par l'AEFE dans sa zone et sur les dispositifs de bourses ; le réseau étant inégalement réparti sur un territoire aussi vaste, l'école locale ou l'enseignement à distance peuvent aussi être envisagés (guide scolarité). Elle souscrit une assurance santé familiale avant la période d'inscription ou au moment de l'installation.
Un retraité qui rejoint des proches. L'accès à Medicare dépend de conditions décrites par les organismes américains (voir le CLEISS et Medicare.gov), et il ne doit pas être présumé acquis. Il prévient ses caisses françaises de son changement de résidence et organise ses justificatifs d'existence (certificat de vie).
Situations types à titre d'illustration ; sources : CLEISS, IRS, CBP — consulté le 25/09/2026.Erreurs fréquentes
- Partir avec l'autorisation ESTA en pensant pouvoir travailler ou s'installer.
- Ne pas anticiper la couverture santé, alors qu'il n'existe pas d'assurance universelle pour les actifs.
- Ne pas suivre son nombre de jours de présence, alors que le critère de présence substantielle en dépend.
- Oublier de signaler le changement d'adresse à l'administration fiscale et aux caisses de retraite françaises.
Étudier ou faire étudier ses enfants… sans lycée français à proximité ?
Tous les Français du pays n'ont pas un établissement AEFE ou une Alliance Française à côté de chez eux. Les formations 100 % à distance de l'ESEAD (Groupe École de Commerce de Lyon) maintiennent le lien avec les diplômes français, où que vous viviez.
Découvrir les formations à distanceQuestions fréquentes
L'ESTA me permet-elle de travailler aux États-Unis ?
Non. Le programme d'exemption de visa concerne le tourisme ou les affaires pour un séjour d'au plus 90 jours, et l'ESTA ne garantit pas l'admission. Pour travailler ou vous installer, un autre statut est nécessaire ; renseignez-vous auprès des autorités américaines.
L'assurance maladie est-elle obligatoire aux États-Unis ?
Selon le CLEISS, l'obligation fédérale d'assurance individuelle a été supprimée depuis 2019, mais certains États, dont la Californie, le Massachusetts, le New Jersey et Rhode Island, ainsi que le District de Columbia, ont maintenu ou créé leur propre obligation.
Comment savoir si je suis résident fiscal américain ?
L'IRS explique qu'un non-citoyen est non-résident, sauf s'il remplit le test de la carte verte ou celui de la présence substantielle. Une convention fiscale existe entre la France et les États-Unis.
SOURCES OFFICIELLES (consultées le 17/08/2026)
- La sécurité sociale aux Etats-Unis (CLEISS)
- Home | France in the U.S.
- Visa Waiver Program | U.S. Customs and Border Protection
- Green Card | USCIS
- Determining an individual's tax residency status | Internal Revenue Service
- INT - Convention fiscale entre la France et les Etats-Unis d'Amérique en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune | bofip.impots.gouv.fr
- Welcome to Medicare | Medicare
- Welcome to the Health Insurance Marketplace® | HealthCare.gov
- Portail officiel France — États-Unis (réseau consulaire)
- MEAE, « La communauté française à l'étranger en chiffres » (inscrits au 31/12/2025) ; data.gouv.fr (série 2018)
- CLEISS · DGFiP international · AEFE
Page d'information générale — les situations individuelles (visa, fiscalité, sécurité sociale) doivent être vérifiées auprès des administrations compétentes des deux pays.
